Catégorie : Ce qu’un vélo cargo peut faire

Yuba Mundo : le « deuxième moi »

Vendredi, 16h, Grenoble. Sébastien Fauvel évoque avec passion ses déplacements seul ou en famille avec son Mundo, ses attentes et leitmotiv, que ce soit pour travailler, ses activités ou vacances !

Sebastien fauvel ski yuba mundoSi aujourd’hui beaucoup de ses proches ont de lui l’image d’un sportif, Sébastien s’amuse en déclarant : « Pour moi je ne fais rien d’exceptionnel, je pédale simplement à mon rythme quotidiennement. En fin d’année, mon compteur affiche entre 4 000 et 4 500 km, ce qui finalement ne fait que 12 km en moyenne par jour. Ce qui compte réellement pour moi, c’est surtout de pouvoir transporter jusqu’à 100 kg avec mon cargo bike, sans effort particulier ». Son épouse Cécile sourira certainement en l’entendant expliquer : «  Ce vélo c’est mon deuxième moi, comme ma femme en quelque sorte ! ».

À 46 printemps, ce grenoblois installé comme ingénieur dans le secteur du bâtiment avoue être tombé amoureux de son BMX à 12 ans. « J’ai le souvenir d’avoir fait beaucoup de vélo depuis l’âge de 8 ans dans ma résidence, où j’ai d’ailleurs eu l’occasion de tomber à de multiples reprises ! ». Il confie ensuite naturellement avoir toujours eu une approche très physique du deux-roues, qui lui valut plus jeune quelques frayeurs…

Des déplacements fun à vélo chaque jour

velo cargo yuba long loadAprès avoir longtemps pédalé pendant ses congés, Sébastien a également opté pour le vélo comme mode de déplacement quotidien. « Dans un premier temps dans un souci de responsabilité individuelle au niveau du changement climatique » puis très rapidement de manière spontanée car : « Mon grand kiff est de pouvoir transporter des trucs de dingue ! ». Au-delà de la question écologique, le sentiment d’auto-suffisance et de liberté prennent le pas : « Quel plaisir de se sentir autonome sans voiture ! ».Faire les courses en Yuba Mundo velo cargo

C’est animé par ces sentiments que Sébastien commence par se tourner vers les vélos en location pour se rendre notamment à son travail en constatant « n’être pas forcément bien installé car le modèle n’est pas toujours adapté. Puis naturellement, il cherche à identifier une monture qui lui corresponde et lui permette de tout transporter ». Cette idée de déplacement en mode totale indépendance et ludique poursuit son chemin lors de la naissance de son fils. « Comment puis-je continuer de pédaler chaque jour et faire par exemple mes courses avec un enfant à l’arrière ? ». La révélation du jeune homme arrive lorsqu’il croise une personne équipée d’une extension : « Je me souviens alors l’avoir alpaguée et être complètement bousculé par cette découverte ! ».

En famille, il s’affranchit alors doucement de la voiture, même en ville, que ce soit pour ses trajets personnels ou professionnels ainsi que pour des travaux divers. Après une observation poussée du marché pendant trois mois, suit l’acquisition de matériel adapté : « Je me suis aussitôt demandé comment j’avais pu finalement attendre jusque-là ! ».

Le Mundo, « le vélo à tout faire »

Bon mécanicien et avant-gardiste, le père de famille souhaite monter personnellement son vélo en fonction de ses attentes précises, notamment sur le groupe freinage-transmission qu’il pense particulièrement solliciter. « J’achète alors le cadre nu d’un simple VTT et un groupe complet de freinage-transmission Schimano XT. Depuis 2015, c’est Yuba que j’ai choisi. Le Mundo pouvant porter plus de charge, mais surtout parce que la géométrie du vélo était compatible avec la carriole de mon p’tit dernier Gabin. En effet, en mettant une adaptation pour potence dans le tube arrière, on peut facilement installer une attache pour la carriole » explique enthousiaste Sébastien.

Le cargo bike, la révolution familiale

Complétement conquis Sébastien clame : « Ce vélo est tout simplement génial, c’est une sorte de cabriolet-camion américain ! ». Au fil des années, ses enfants Mathéo, âgé aujourd’hui de 12 ans, et Gabin 6 ans, grandissent mais le cargo bike fait pleinement partie de la famille. Après quatre années d’utilisation, impensable pour la tribu de penser se séparer du Mundo. Sa femme Cécile s’est d’ailleurs aussi mise au cargo bike !

velo cargo yuba remorque vacances« Quel confort de ne pas devoir circuler son sac sur le dos et de ne pas avoir le souci de traces d’auréoles ! Chaque jour, mes valises sont toujours bien remplies ! ».

Pour conclure, cet amoureux du deux-roues explique qu’en 50 mètres même les plus sceptiques comprennent la maniabilité et le confort des vélos Yuba. Conclusion : essayer les déplacements en cargo bike, c’est adopter un autre style de vie !

Vis ma vie en mode Mundo

Pour suivre les aventures de Sébastien et sa famille, rendez-vous sur leur :

 

Les vélos cargo passent au vert

Propos recueillis par Caroline Segoni, retrouvez la sur son blog graines de baroudeurs.

Mercredi 8h, dans les jardins d’une copropriété parisienne, nous avons rendez-vous avec Gaby Bonnefille l’un des trois salariés de la coopérative Les Jardiniers à Vélo. Jardiniers et ingénieurs paysagiste, ces pros exercent leur savoir-faire au fil des jours avec leurs fidèles coéquipiers : deux Spicy curry. Rencontre avec celui qui encourage une éco-pratique et un autre regard sur le jardinage.

Du roller aux deux roues

« Pour tout dire, j’ai été pendant longtemps adepte du roller. Je ne suis pas un mordu du vélo mais me suis mis en selle pour l’activité des Jardiniers à Vélo, après avoir observé d’autres confrères qui m’ont convaincu en partageant leurs expériences, notamment les Jardiniers à Bicyclette ! » explique Gaby.

A 31 printemps, le jeune entrepreneur originaire des Yvelines confie que depuis l’enfance, il rêvait d’exercer ce métier de jardinier. Pour réaliser ce projet, il s’engage dans une formation de 6 années pour devenir jardinier avant d’enchaîner pendant 3 ans dans une école d’ingénieur. « Au cours de ce cursus scolaire approfondi, j’ai eu l’opportunité de réaliser divers stages, notamment en agence de paysage où j’ai fait mes premiers pas en tant que salarié une fois mes diplômes en poche ».

 

Jardiniers à Vélo : une façon écologique et économe de jardiner

Aujourd’hui, Gaby fait partie d’une une équipe de trentenaires, qui se sont rencontrés au fil des années, animés par la passion du jardinage. « Après avoir échangé sur nos pratiques au jardin, nous avons eu envie de nous rassembler pour mettre en commun nos savoirs, forces et envies pour jardiner ensemble ».  Avec son ami Sylvain Masson, l’idée d’exercer leur activité à vélo germe naturellement dans les esprits : « Le vélo symbolise beaucoup de choses applicables au jardinage ! ». En 2014, les jeunes hommes créent Les Jardiniers à Vélo et se lancent avec des vélos, charrettes et un ancien vélo de La Poste permettant de transporter des charges importantes. Théo Gouguenheim et Albane Poirier les ont rejoints depuis.

En quête d’un matériel professionnel pour faciliter leur quotidien, ils s’équipent en 2016 d’un Spicy Curry de la marque Yuba. « Après avoir observé plusieurs modèles, le chargement à l’avant n’apparaissait pas opportun pour notre profession. En boutique, nous avons découvert le modèle long trail Spicy Curry. L’essai concluant nous a convaincu ! ». Un second identique est ensuite venu compléter « la flotte » en 2016.

Aujourd’hui, cette équipe avertie et consciencieuse propose un large catalogue de services. Leurs connaissances et pratiques dans de nombreux domaines tels que la permaculture, l’architecture, l’art, la menuiserie, la connaissance de l’usage des plantes font des adeptes sur Paris et les alentours.

Diverses prestations sont ainsi proposées au fil des mois (inclure liens vers le site) :

  • Aménagement de balcons, terrasses et jardins(mobilier bois, arrosage automatique, plantations…) 
  • Entretien en gestion différenciée : du balcon aux grands ensembles
  • Agriculture urbaine (houblonnière avec la Parisienne, Pépinière « Hôpital des plantes » avec Pépins production…)
  • Ateliers de jardinage et pédagogie
  • Concours et conception de projets urbains
  • Gestion personnalisée, au cas par cas 

Le Yuba SpicyCurry des jardiniers à vélo en plein de transport.

Travailler avec des Spicy Curry

A la question : « Pourquoi avoir opté pour ce modèle de cargo bike ? », Gaby répond : « Particulièrement maniable, le Spicy Curry permet de circuler facilement sur les voies et de  transporter de bonnes charges, sans souci technique particulier. On a le sentiment d’être sur un vélo traditionnel, agréable à utiliser quotidiennement pour déplacer notre matériel (tondeuse, broyeur, souffleur, échelle pliable, arrosage automatique…), la caisse à outils, les plantes et arbustes. C’est simple : on transporte absolument tout sans exception ! ». Il évoque également les options proposées par Yuba comme les sacoches fixées à l’arrière, pratiques, et le choix de plusieurs batteries, garanties d’une bonne autonomie.

Convaincue, l’équipe prête régulièrement ces Spicy Curry à ses homologues : « Nous le conseillons à d’autres jardiniers, à qui nous proposons de venir le tester pour faire un essai plus poussé qu’en magasin ». Gaby évoque également l’utilisation d’actions associatives auxquelles ils adhérent ou qu’ils ont co-créées : « Le principe est de poser des questions autour de l’approvisionnement locale au niveau des plantes, du développement du végétal en ville, d’analyse des sols pour identifier des solutions adaptées et de sensibiliser ». Membre des Boites à Vélo, ces experts du jardinage à vélo échangent volontiers sur des questions liées à leur métier et déplacements dans l’idée de fédérer autour de valeurs communes.

Le regard des clients et passants

« Le vélo n’est pas une fin en soi mais plutôt un moyen, un outil de travail qui sous-tend des pratiques éco-responsables au jardin. Loin d’être perçu comme une contrainte, le vélo symbolise notre démarche écologique, et permet de penser de manière locale et pragmatique » affirme Gaby, avant de souligner l’image positive véhiculée par le vélo. « Les gens nous arrêtent pour nous poser des questions. Nos clients apprécient cette échelle plus humaine. Il arrive qu’ils nous demandent si nous ne descendons pas notre vélo d’un gros camion stationné plus loin ! Nous leur expliquons alors que le deux roues permet tout simplement de prolonger le principe écologique engagé dans les jardins et de s’approvisionner en local. « Le vélo est en phase avec nos déplacements et facilite clairement nos déplacements en ville et sur les chantiers ! ».

Infos pratiques

Pour suivre les Jardiniers à vélo, rendez-vous sur leur  site ou sur Instagram

Quelques chiffres clés

  • coopérative
    – 4 salariés
    – 5 vélos dont 2 Spicy Curry
    – Matériel manuel et électrique
  • 10 000 végétaux plantés (hors semis)
  • 60 000 km parcourus à vélo
  • + 80 clients en moyenne par an accompagnés chaque année
  • 200 m3 de déchets verts recyclés

Yuba Vélo Cargo Electrique logo des jardiniers à vélo

Benjamin Butler, menuisier à vélo

Benjamin Butler Yuba Spicy Curry transport et remorquage de bois

Propos recueillis par Caroline Segoni, retrouvez la sur son blog graines de baroudeurs.

Mardi 11 heures, nous avons rendez-vous avec un entrepreneur auvergnat installé sur l’agglomération clermontoise. Le bruit de la scie circulaire guide nos pas jusqu’à l’entrée de l’atelier de Benjamin Butler. Casque anti-bruits sur les oreilles, sourire aux lèvres, ce trentenaire nous accueille au sein de son antre en pleine effervescence devant laquelle est stationné son compagnon de travail, un Yuba Spicy Curry. Immersion instantanée dans l’univers de ce passionné qui manipule le bois et son deux roues avec une aisance si naturelle qu’on lui a demandé de nous confier son secret…

De l’Egypte à la France, en passant par l’Angleterre

Véritable couteau suisse, Benjamin explique qu’en ayant grandi au Moyen-Orient jusqu’à ses 12 ans, il fut amené très tôt à aider son père à réparer notamment des automobiles, voire même à les fabriquer à partir d’épaves pour pallier le manque de magasin et d’accessoires sur place. « Je me revois en train de construire un 4×4 pour partir en bivouac dans le désert en famille ! ». Du haut de ses 37 printemps, travailler avec ses mains semble une évidence pour celui qui bricole au quotidien pour les autres et lui-même. À l’image de sa scie, qu’il a équipée de deux roues de draisienne, afin de la déplacer aisément au sein de son atelier ou sur ses chantiers.

Ses études le prédestinaient pourtant à une autre voie. Étudiant en économie, Benjamin Butler s’occupe sur son temps libre d’un petit garçon dont les parents sont architectes. Il devient rapidement leur assistant : « Je suis tombé dans la marmite, ce domaine m’a tellement intéressé que j’ai validé un diplôme d’architecte d’intérieur à Londres dans la foulée ». Pendant cinq ans, il est missionné pour être le lien entre les cabinets d’études et les concepteurs de prototypes. « J’ai beaucoup voyagé pour répondre aux demandes d’une clientèle internationale en matière d’agencement de magasins, d’optimisation d’espaces et de rangement d’infrastructures ». Il  nous confie avoir apprécié ce métier mais que « l’envie de mettre les mains dans le cambouis étant plus forte, je suis rentré pour intégrer les compagnons de France en 2009 ».

Diplôme en poche, Benjamin s’installe à son compte en Auvergne sur le terrain familial qui voit grandir sa quatrième génération actuellement. « Avec mes neuf salariés, nous avons développé l’activité avant d’être malheureusement frappé par la mauvaise conjoncture ».

Benjamin est à présent menuisier-agenceur intérimaire. Depuis son atelier, il se plaît à créer et personnaliser des objets adaptés aux besoins des professionnels avant de les livrer et les installer. « J’ai par exemple accompagné le magasin cyclable de Clermont-Ferrand dans l’équipement de son nouveau magasin en centre-ville. Je suis ravi de pouvoir concilier le côté ultra moderne de certaines créations avec des assemblages traditionnels ».

Benjamin Butler Yuba Spicy Curry transport de vélos remorqués

Se mettre en selle et trouver le juste tempo

Lors de sa collaboration avec Cyclable, l’équipe lui propose d’essayer un vélo cargo de la marque Yuba, plus précisément le modèle Spicy Curry. Depuis deux ans, ce deux roues est le fidèle compagnon de travail de Benjamin : « J’ai rapidement adopté ce vélo rallongé, imaginé par des Américains souhaitant transporter leur planche de surf sur les plages de la Côte Ouest. Le coup de génie de Yuba est d’avoir pensé à équiper les vélos cargos du meilleur moteur existant sur les VTT, rendant leurs vélos robustes, fiables et facilement manipulables ».

Yuba Spicy Curry, partenaire de travail

Le vélo cargo électrique Yuba Spicy Curry fait partie de la grande famille des cargo-bikes : bi-porteur, triporteur, longtail, bucket bike. « Sa conduite se rapproche de celle d’un vélo classique, avec l’avantage de  posséder des capacités de transport exceptionnelle pouvant atteindre 136 kg ».

« Equipé d’un moteur Bosch PowerPack 500 Wh, de 10 vitesses, je suis à l’aise pour évoluer sur Clermont-Ferrand et son agglomération, réputée pour ses reliefs ! Eté comme hiver, ma batterie me permet en moyenne de rouler entre 60 et 80 km » nous explique t-il en précisant que ce chiffre varie suivant le dénivelé du trajet.

Benjamin Butler Yuba Spicy Curry transport et remorquage de bois

Du roller au vélo cargo

Benjamin, aujourd’hui particulièrement enthousiaste à l’évocation de son Yuba Spicy Curry comme mode de transport au quotidien, sourit lorsqu’il nous explique que sa passion pour le vélo est finalement récente. « J’étais plutôt branché roller depuis mes 15 ans. Je connais par cœur les trottoirs clermontois que j’arpentais pour me rendre à l’école contrairement à d’autres qui préféraient le scooter ou la mobylette ». Adolescent, il affiche déjà son envie d’une autre forme de mobilité, d’une place à réserver aux alternatives non motorisées.

« Je ne suis pas un cycliste dans l’âme mais le constat simple d’un problème de fluidité dans les transports, des grèves, d’un manque stationnement pour les véhicules conduisant à des amendes à répétition et d’un entretien onéreux m’ont amené à revoir mon organisation ainsi que mon moyen de locomotion professionnel ». Un investissement dans un vélo cargo qu’encourage activement Benjamin dans sa sphère personnelle et professionnelle : « J’ai réussi à convertir ma femme de laisser les transports en commun pour se rendre à son travail avec un vélo à assistance électrique alors qu’elle circulait ainsi depuis 15 ans ! J’accompagne actuellement mon boucher vers ce mode de déplacement pour son activité ».

L’entrepreneur ajoute qu’au-delà d’une enveloppe financière optimisée, le bien-être ressenti en pédalant tous les jours pour se déplacer à titre personnel ou exercer son activité à vélo, emmener les enfants à l’école ou à leurs activités, déposer un collègue à la gare devrait être testé par tous. « Avec le vélo, vous êtes indépendant, vous maitrisez votre temps de trajet en vous faufilant partout, quel que soit le trafic, et gérez votre budget ».

Benjamin Butler Spicy Curry transport de bois dee menuiseri

Exercer son activité avec un vélo Yuba 

Dès notre arrivée à son atelier, la remorque vélo accrochée à l’arrière de son Spicy Curry  attire notre attention : « Je l’ai fabriqué à partir d’un kit carry freedom de The Y large pour me permettre d’avoir une caisse d’1m90 par 64 cm, complètement modulable pour m’approvisionner et livrer mes clients ». L’entrepreneur essaie de réconcilier les problématiques de temps, la gestion écologique des déchets et le respect de l’environnement au quotidien : « Mes interventions à vélo en hyper-centre de Clermont-Ferrand sont aujourd’hui extrêmement fluides et me permettent d’être attentif à mon empreinte carbone ».

Mener son travail de menuisier en deux-roues est une évidence pour celui qui affirme pouvoir ainsi transporter un matériel plus large qu’avec un camion. « Le vélo, contrairement à une voiture ou une camionnette, m’a ouvert de nouvelles perspectives. Je peux préparer tranquillement les commandes depuis mon atelier, assembler des meubles de toute taille, comme des caissons de cuisine, et les livrer chez mon client, prêts à être posé ! Ma remorque, complètement modulable, me permet de transporter des objets insolites comme un vespa, un dressing ou des cartons jusqu’à 150 kg ».

Benjamin ajoute que le chargement à l’arrière est particulièrement confortable pour lui. « Le long porte-bagages du Spicy Curry me permet d’emmener ma caisse à outils, du matériel, des cartons et d’emmener petits et grands en balade. Regardez les chars romains : si nos anciens y avaient pensé, c’est une évidence que de reproduire ce schéma ! ».

Benjamin Butler Yuba Spicy Curry chargé avec du bois de menuiserie

Le regard de ses clients et partenaires

Circuler à vélo : une image positive

« J’ai un effet homéopathique sur mes clients qui sont fiers de nos collaborations et en parlent dans leurs réseaux ! » affirme le jeune entrepreneur qui ne tarit pas d’éloges sur le profil sportif et écologique que confèrent les déplacements à vélo. « Tout le monde souhaite que la planète se porte mieux ».

Autre aspect noté : « Quand je manœuvre avec ma remorque vélo, les passants me proposent spontanément leur aide ! ». Quant à la cohabitation avec les automobilistes, Benjamin se veut rassurant : « L’essentiel est d’être visible en tant que conducteur tout comme notre deux roues et chargement. L’accueil réservé est positif ».

Porte parole puy dômois

« Beaucoup de personnes n’ont pas encore compris la force de frappe d’un vélo pour leur activité » souligne celui qui devient ambassadeur auprès des jeunes entrepreneurs à la Chambre de Commerces et d’Industries du Puy-de-Dôme avant de pointer l’amortissement rapide de ce mode de transport et d’activité, la faible enveloppe budgétaire liée à l’entretien : « Charger ma batterie ne représente même pas le prix d’un café hebdomadaire. De réels atouts pour une entreprise, sans oublier l’image positive développée naturellement par le vélo ! ».

Avant de conclure que « le vélo à assistance électrique enlève le côté Hulk de l’effort du deux roues imaginé par certains. Essayer de vous déplacer à vélo, vous verrez aussitôt que c’est bon pour votre esprit et corps ! ».

 

Benjamin Butler Yuba Spicy Curry les neveux sur la remorque

Qu’est ce que le vélo cargo?

Le vélo cargo, engin des temps modernes ou sursaut historique?

On peut l’appeler de différentes façons, vélo cargo, vélo de fret, vélo de transport ou encore selon l’anglicisme Cargo bike. Les premiers vélos cargo remontent au début du XXème siècle et plus spécialement utilisés en Angleterre à des fins commerciales et commerçantes, pour le transport du pain, de la viande ou encore du courrier. Aujourd’hui, plus utilisé pour du transport de personnes, il est devenu essentiel aux trajets quotidiens dans certains pays.

A quoi ressemble un vélo cargo?

Il y en a de toutes les sortes et de toutes les couleurs, à deux roues, à trois roues, avec des petites roues, avec des grandes roues, avec des bacs de transport, à l’avant ou l’arrière.

Bref comment s’y reconnaître dans tout ça?

Caroline, une maman blogueuse et heureuse utilisatrice d’un Boda Boda nous explique un peu tout ça dans cette petite vidéo.

Quelle est son utilisation actuelle ?

Les vélos cargo sont réapparus au début des années 80 en Europe puis un peu plus tard aux Etats-Unis, grâce à des petits fabricants, pionniers et avant-gardistes, conscients de nouveaux besoins en terme de transport : pratiques, écologiques et non polluants.

L’objectif du vélo cargo est resté le même c’est-à-dire le transport, mais le contenant a changé. Fin du XXème siècle, leur utilisation s’est réorientée du transport de marchandises au transport de personnes et notamment d’enfants.

Oui, le vélo cargo est devenu un nouveau membre de la famille et bien plus encore, comme en Hollande, où les écoles et les crèches les utilisent pour transporter les enfants.

Egalement utilisé par des entrepreneurs engagés dans l’éco-responsabilité, ces cyclistes en font leur moyen de transport au quotidien.

Depuis quelques années maintenant, nous pouvons constater un grand retour du vélo cargo dans le commerce.

  • Aux Etats-Unis de nombreuses food cart (cantines mobiles) raviront vos papilles tout en vous proposant tacos ou crêpes sur un coin de rue de New York ou San Francisco.
  • En Europe, des sociétés de livraison se sont réappropriées le vélo cargo pour une livraison sur les derniers kilomètres en milieu urbain surtout.
  • Une tendance justement stratégique voire cruciale pour les centres villes qui visent tous à réduire leurs émissions de CO2.


Droits réservés: Derek Yarra Photography

Les différents types de vélos cargo

Le cycle truck

Une roue normale à l’arrière de 26 pouces et une plus petite à l’avant. Cela vous rappelle quelque chose ? Les vélos de la poste de notre enfance, pour moi en tout cas, même si je ne suis pas si vieux. On ne s’étendra pas sur le sujet.

Ancien vélo de la poste avec une petite roue avant

Le butcher bike ou vélo de boucher

Vélo typiquement classique anglais du début du XXème siècle. Vous en verrez encore beaucoup en service aux Pays Bas et au Danemark, mais avec une utilisation plus large et variée.

Butcher bike

Les biporteurs ou Long John

C’est un vélo à deux roues avec le chargement à l’avant du vélo. Généralement équipé de petites roues, 20 pouces. Il est typiquement le style de vélo auquel les gens pensent lorsqu’ils ont réalisé ce que peut être un vélo cargo. Bien évidemment de nos jours les biporteurs sont aussi disponibles pour la plupart avec une assistance électrique.

Les tricycles

Il en existe deux sortes, transport  de charge à l’avant ou à l’arrière. Le plus commun de nos jours en Europe tend vers le transport à l’avant. Typiquement prévu pour le transport d’enfants. Stable mais peu maniable, de nombreux fabricants se penchent sur le sujet afin de le rendre plus efficace. Le transport à l’arrière est peu commun dans nos contrées, on le retrouve plus généralement en Asie du Sud-Est.

Le Long tail ou vélo rallongé

C’est un vélo qui est rallongé à l’arrière avec un transport de la charge reporté sur l’arrière du vélo. Ce vélo cargo ressemble le plus au vélo classique. Dans sa conception, comme dans son utilisation – puisque n’ayant pas de charge à l’avant du vélo – il est très stable, maniable et n’occasionne aucune gêne au niveau de la visibilité du conducteur.

Le vélo cargo long tail (appellation anglo-saxonne) peut être équipé de roues de bicyclettes plus grandes que ses collègues biporteurs, ou d’un mixte de taille ou style de roues.

Quel est son futur?

Le futur du vélo et plus spécifiquement du vélo cargo rime avec expansion. La bicyclette est un moyen de transport peu onéreux. Même un vélo à assistance électrique est bien moins cher qu’une voiture sur les dépenses à l’année. Nous y reviendrons dans un prochain article.

 

Eco-responsable, pas d’emission de CO2 et même si rien n’est absolument parfait dans un monde qui ne l’est plus, son impact écologique global reste malgré tout très modéré face a des méthodes de transport utilisant de l’énergie fossile. De nombreux transporteurs, notamment aux Etats-Unis ont décidé de prendre, ou devrais je dire reprendre, la direction du vélo ou un engin proche du cycle pour effectuer les livraisons en milieu urbain, sur les derniers kilomètres. Je pense à UPS qui re-introduit une solution de tricycle à charge arrière, à assistance électrique, dans certaines régions. Ou encore des constructeurs automobiles qui se mettent à inventer des concepts vélos, sans que cela ressemble réellement à un vélo, mais l’idée est là et doit faire son chemin.

Le vélo cargo est une superbe opportunité pour modifier notre conception post modern du déplacement urbain et contribuer ainsi à l’assainissement des centres villes. Mais, le vélo cargo est aussi un formidable engin afin de voyager plus lentement, autrement, découvrir plus, et partager plus. Joyeusement seul ou en famille. Un nouveau style de vie.